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Bloqués pendant quatre heures à leur descente d'avion à New York

Bloqués pendant quatre heures à leur descente d'avion à New York

Dès leur atterrissage, en fin de soirée, les passagers ont dû attendre jusqu'à quatre heures, debout, coincés dans de longues files d'attente avant de passer le contrôle de l'immigration, ce mercredi 29 août, à l'aéroport JFK de New York. Marie Le Blé / The Daily View.

BUG. Quelle n'a pas été la surprise pour des milliers de passagers de devoir attendre quatre heures à leur descente d'avion, hier soir, à l'aéroport JFK à New York. A l'origine de la cohue, une panne informatique aux contrôles de l'immigration. 

By Marie Le Blé ...
Créé le 30/08/2018, 10:12 AM - Modifié le 30/08/2018, 3:54 PM

Les passagers du vol SE 30 en provenance de Paris ne sont pas prêts d’oublier leur arrivée dans la Grande Pomme mercredi dernier. Il est environ 22 heures quand l’avion de la compagnie XL-Airways parti avec une demie heure de retard de Roissy-Charles-de-Gaulle se pose, plein comme un œuf, à l'aéroport JFK. A son bord, des Américains, des expatriés et de nombreux touristes pressés de découvrir la ville qui ne dort jamais. 

Passage obligé et souvent redouté, le contrôle de l’immigration, passeport et fiche de renseignement à la main. Fatigués et impressionnés pour ceux qui ne connaissent pas encore les Etats-Unis, les voyageurs s’engouffrent en masse dans le gigantesque hall du terminal 4, les visiteurs dirigés vers une longue file d’attente en serpentin d’un côté, les résidents et citoyens vers un vaste espace parsemé de machines à scanner les passeports de l’autre. 

« Après 3 heures de train et 8 heures d’avion »

Jusque-là, à part le brouhaha de la foule pressée de prendre sa place dans les rangées, rien d’anormal. Mais après trois premiers quarts d’heure de quasi sur-place, les arrivants commencent à se regarder surpris de ne pas avancer. 

« C’est très bizarre car normalement, après une demie heure, voire une heure d’attente, nous passons l’immigration pour ensuite récupérer nos bagages, s’étonne Dominique, une habituée des allers et retours avec New York. Après trois heures de train, une heure et demie de bus et huit heures d’avion, sans compter l’attente à l’aéroport, j’espère que cela va aller. »

« Je devrais déjà être arrivée chez moi »

Jusqu’à une première annonce au micro informant les voyageurs d’un « bug informatique provoquant un ralentissement des contrôles » et les remerciant, par avance d’être « patients. »

Entre ceux qui comprennent l’anglais et les autres, c’est l’onde de choc et chacun se demande bien, entre les nombreux cordons de sécurité, combien de temps toute cette attente va durer. 

« Je devrais déjà être arrivée chez moi, s’agace, stupéfaite et épuisée, Caroline, une Française installée à New York. C’est la première fois que je vois une chose pareille. Les Américains ne sont pas familiers de la pagaille. Ils sont, en général, très organisés. »

Inquiets et exténués

Une heure et demie, puis deux heures passent et la horde d’itinérants continue de grossir car entre temps, bien sûr, d’autres vols sont arrivés déversant un flot continu de centaines de personnes tout aussi éberluées dans le hall devenu archi-bondé.  

Mieux. A cette heure déjà avancée de la soirée, seuls trois officiers sont en poste dans leur cabine en verre tandis que quatre agents aéroportuaires tentent de contenir l'affluence de passagers de plus en plus inquiets et exténués. 

La priorité est donnée aux personnes en fauteuil roulant et après seulement une avancée de quelques mètres, une seconde annonce remet le moral des troupes parterre. La panne informatique m’est toujours pas réparée. Il faudra encore patienter… 

«Pas le droit à un verre d’eau »

Là, c’est le comble. Exaspérés, certaines personnes tentent de couper la file tandis que d’autres plantées au milieu d’une interminable queue depuis maintenant trois heures se font dépasser par des naufragés débarqués, ceux-ci, depuis moins d’une heure. 

Une colère sourde se lit sur les mines défaites. « J’ai soixante-quinze ans et ma femme qui voyage avec moi a un bras bandé, se désole ce touriste français venu pour la première fois découvrir New York en famille. Sans parler de pouvoir s’asseoir, pour des raisons de sécurité, on n’a même pas droit à un verre d’eau.»

« Je vous aime »

« Si je vous apporte quelque chose à boire, je me fais immédiatement arrêter, s’excuse, bien embêté, un agent de sécurité presque en panique. Nous sommes dans l'espace du contrôle des identités, nous n’avons aucune liberté d’action. »

Il est presque 2 heures du matin quand la voix tonitruante d’un employé, veste jaune fluo sur le dos, retentit soudain dans le hall saturé par les piétinements. 

D’autres points de contrôles viennent de s’ouvrir. Des officiers ont été appelés en renfort. Les ordinateurs semblent enfin remarcher et comme par miracle, la longue procession de voyageurs se disloque, cette fois, au pas de charge. 

En à peine dix minutes, l’affaire est réglée. De quoi faire au moins un heureux, le gardien des bagages. « Je vous aime, lance l’employé à l’adresse d’un groupe de vacanciers français soulagés mais inquiets, en plus, de ne pas pouvoir récupérer leurs effets. Le plus vite vous reprenez vos valises, le plus tôt, je peux rentrer chez moi. »

Après quatre heures d’attente, ses affaires retrouvées le long des larges tapis roulants vides, il est, en effet, temps de rentrer.

 

 

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